06/10/2013 : du coton


Pour mon 2ème compte rendu d'observation, j'ai voulu une cible facile. J'ai pensé à du coton, dont les fibres seraient à coup sûr facilement observables.

Direction la salle de bain où je trouve un paquet de coton hydrophile chirurgical. Parfait !
Retour au bureau pour en observer un échantillon.




Avant de me jeter derrière l'oculaire, je fais un petit tour sur internet, où j'apprends que le coton est une fibre végétale issue d'un arbuste de la famille des Malvacées et du genre Gossypium : le cotonnier.
Chaque fibre se forme à partir d'une seule cellule qui se développe en poil depuis la surface de la graine. Elle peut atteindre 4 cm de longueur et 40 μm de largeur. Ses parois sont constituées de couches successives de cellulose.
La fibre jeune est cylindrique puis, lors de sa maturation, son cytoplasme central disparaît, laissant une cavité, le lumen, qui s'écrase. La fibre s'aplatit et se vrille formant à maturité un tube de cellulose creux.
Le coton peut être utilisé tel quel, mais c'est surtout après filature et tissage que ses utilisations sont les plus importantes. Il constitue d'ailleurs la première fibre textile mondiale.
Dans notre cas présent, le coton a subi un traitement chimique pour le blanchir et le débarrasser de ses substances résineuses et grasses. Ce traitement va le rendre hydrophile et ce pouvoir absorbant lui vaudra le doux nom "Lanugo gossypii absorbens".

Après cette minute culturelle, il est temps de passer à l'oculaire. Je prélève un petit morceau de coton dont j'écarte les fibres pour en diminuer la densité, et je le glisse sous la loupe binoculaire. Les premiers grossissements se révèlent vite insuffisants et je zoome au maximum, à 45X. En éclairage incident (par le haut) on observe une réseau de fibres fines et régulières, plutôt plates.




Avec une lumière transmise (par dessous), les vrilles ressortent mieux et les fibres ressemblent à des petits rubans torsadés.




Mais c'est au microscope que les détails seront les plus appréciables. Mieux visibles en ombres chinoises, les torsades s'entremêlent.
Objectif 4X :




Objectif 10X :




Il n'y a pas d'écailles comme pour la laine ou les poils d'animaux.
Objectif 40X :




Notez la nouveauté du jour, j'ai mis une petite échelle en bas à gauche de chaque image pour avoir une référence sur la taille réelle à l'écran, quelque soient les affichages ou les redimentionnements. J'ai dessiné ces échelles avec le plus grand soin à partir de la lame de calibration fournie avec la caméra.


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